The rollercoaster effect…

| 16 février 2010 | 7 Commentaires | 1 776 lectures

Je vais tenter de vous emmener dans une de mes nombreuses réflexions. Les conclusions que j’en tire ne sont pas à prendre au pied de la lettre et du haut de ma petite expérience de joueur, je vous encourage à me contredire et à donner votre opinion sur le sujet. Anciennement joueur de sit and go, j’ai décidé récemment de me lancer dans le cash game pour de multiples raisons que je développerai dans un futur article (Bilan de Février).

Je me complais à regarder ma courbe de fluctuation de gains et j’essaie d’extrapoler le tout à différentes variables pour analyser mon jeu (Ex: esperance value, non-showdown winnings etc…).
Je n’ai que quelques milliers de mains d’expérience et donc il est peut être prématuré de tirer des déductions de mes observations que je détaille ci-dessous.
En effet, j’ai remarqué qu’un évènement ponctuel et rare telle qu’une session anormalement élevée était accompagnée presque immédiatement d’une session « correctrice » afin de suivre la tendance générale. En analysant plus en profondeur, j’ai remarqué qu’une variable se trouvait modifiée entre les deux pentes : de temps en temps, cela se trouve être le non-showdown winnings ou le VPIP (% d’entrée dans un coup). Si vous me suivez toujours, je me suis demandé ce qui pouvait rendre ces quelques paramètres aussi variables et après une mûre réflexion et peut être que je ne vous apprendrais rien : c’est le facteur Humain.

Dans un jargon un peu moins pompeux, j’ai remarqué avoir tendance à devenir trop agressif ou trop loose aprés une superbe session entrainant une trop grande confiance en moi-même. Le plus grand adversaire du joueur de poker et lui-même et c’est tout là ou je souhaite en venir. Une trop grande confiance en soi suivi de quelques bad beats et coups mal joués mène vers le coté obscure de la force : le Tilt ! Comme vous pouvez le voir sur la courbe ci-jointe, ces grosses variations autour de la médiane representant la tendance générale sont des événements ponctuels et isolés possédant une symétrie étonnante faisant naître cette reflexion sur le fait qu’il y avait peut être un peu plus que de la simple variance. Je suis donc surpris d’observer des influences psychologiques sur mon jeu sur un laps de temps supérieur à quelques sessions.

Pour conclure, je dirais qu’afin de progresser dans mon jeu en cash game, je dois apprendre à gérer les goodruns en essayant de ne pas modifier mon jeu inconsciemment. Peut être êtes vous déjà poser ce genre de question sur ce qui vous mène vers le tilt?

Play Online Poker

mots-clés: , ,

Catégories: Divers

Fof

A propos de l'auteur ()

21ans. Etudiant en ecole d'ingénieurs en informatique. Je joue au poker en holdem et omaha depuis Juin 2009 principalement en nl10/nl25 et en SNG à 3e/5e/10e.

Commentaires (7)

Trackback URL | flux des commentaires

Les sites qui ont des liens vers ce billett

  1. Réflexion sur les cycles au poker | Théories | 1 mars 2010
  1. eiffel dit :

    voilà le genre d'observation qui apporte confirme ce que je pense : les cycles de (mal)chances n'existent pas, seul le facteur humain peut expliquer une succession de pertes ou une succession de gains…

  2. yo le show dit :

    l'inverse se retrouve souvent aussi,: des bads + tilt et la session suivante ça remonte ça remonte pour effacer cette mauvaise session

  3. Fof Fof dit :

    @eiffel : Je pense que tu as totalement raison sur le trés long terme. Sur du moyen terme et sur ce petit echantillon de mains, je pense que les cycles de malchance sont quand meme un des facteurs de variation mais pas le plus unfluent. Je suis en train de reflechir a orienter mon prochain article sur l'application de la théorie du chaos au poker et sur une tentative d explication de ces fameux cycles (quelque chose qui me fascine aussi ca).

    @yo_le_show : je n'ai pas encore constater le phenomene inverse mais cela ne m'etonnerait pas ;)

  4. XMaster XMaster dit :

    Moi ça fait un moment que je suis en descente et je peux sincèrement dire que je ne suis pas en tilt. C'est juste une énorme série de mauvais coups au mauvais moment. J'ai jamais eu un tel bad run en 4 ans de poker. J'ai hâte de voir la remontée :mrgreen:

  5. thomas thomas dit :

    @Fof : alors là tu me fais languir d'impatience, théorie du caos + poker, j'en bave d'avance.

    Ce qui est sur, c'est que le bad run est obligatoire. Le jeu de celui qui n'arrive pas à accepter cette fatalité va légèrement (et inconsciemment comme tu le dit si bien) dériver. Ca va souvent se traduire par une hausse d'agréssivité, et un élargissement de sa range. On est pas forcément dans le tilt, mais cette légère dérive va amplifier les pertes dues au bad run, et peuvent entrainer le tilt. Mon sentiment face à ce phénomène, c'est que pour etre gagant, il faut savoir ne pas trop perdre quand on bad run. Somme des gains – Somme des pertes > 0 joueur gagant ! CQFD

  6. raver2046 raver2046 dit :

    le truc aussi c’est que tu précise pas le room et si c’est du 6max ou du FR, comme beaucoup de blogeurs oublient de le faire, ainsi que la limite, c’est vraiment important pour comprendre.

Répondre